Pour de nombreuses entreprises américaines, s’étendre sur le marché canadien semble être une opportunité lucrative. C’est particulièrement vrai pour les entreprises américaines. Le Canada partage de nombreuses similitudes culturelles avec les États-Unis, et la géographie est souvent similaire. Les propriétaires d’entreprise américains peuvent se sentir bien équipés pour entrer sur le marché canadien et percevoir une demande pour leurs produits et services.
12 choses qu’une entreprise américaine cherchant à payer un travailleur au Canada doit savoir
Si une expansion canadienne est sur votre radar, il y a beaucoup de choses que vous devrez considérer attentivement.
1. Vous aurez besoin d’un plan pour la séparation des employés
Aux États-Unis, les employeurs et les employés fonctionnent sur l’hypothèse d’un emploi « à volonté ». Cela signifie que l’employeur ou l’employé peut choisir de mettre fin à la relation d’emploi à tout moment, sans préavis.
Un employé qui arrive aujourd’hui pourrait se voir dire de ne pas revenir demain, et cela ne poserait pas de problème.
Au Canada, c’est une autre histoire. Les employés doivent recevoir un avis approprié de congédiement. C’est souvent au moins deux semaines avant la date de fin. Pour les employés ayant servi pendant de nombreuses années, la période de préavis peut être plus longue.
Si vous n’avez pas le temps de donner un préavis approprié, comme dans le cas de mises à pied massives, vous devrez peut-être payer une indemnité de départ à la place. Cela consistera à payer les employés pour la période de préavis. Si un employé avait droit à un préavis de deux semaines et que vous ne lui en avez donné qu’un, vous devrez lui payer une semaine de départ.
2. Taxe de vente
Vous avez probablement un peu réfléchi à la fiscalité, mais probablement seulement dans le contexte de la façon dont votre entreprise sera imposée. Vous n’avez peut-être pas trop réfléchi à la taxe de vente.
Vous voudrez vous assurer de bien connaître les règlements concernant la perception des taxes dans la province où vous opérez. La taxe de vente fédérale de cinq pour cent s’applique à travers le pays. L’Alberta n’a pas de taxe de vente provinciale, mais l’Ontario applique huit pour cent. La taxe de vente provinciale du Québec est encore plus élevée.
Vous devrez percevoir et remettre la taxe de vente à l’ARC selon le cas. Si vous ne le faites pas, cela pourrait entraîner des pénalités.
3. Impôts sur le revenu
Un autre aspect fiscal à considérer avant de vous étendre au Canada est l’impôt sur le revenu. En tant qu’entreprise étrangère avec des ventes au Canada, vous devrez probablement déclarer vos impôts.
Il est important de faire cela correctement et à temps, afin d’éviter des pénalités. Les pénalités pour non-déclaration d’impôt sur le revenu peuvent être importantes. L’ARC pourrait décider d’auditer vos dossiers.
Il est important de comprendre les différentes conventions fiscales au Canada et comment la structure de votre entreprise influence ce que vous devrez remettre. La fiscalité varie selon l’évolution de la structure de l’entreprise, vous devrez donc explorer la meilleure option pour votre entreprise.
4. Le traitement des LLC
Une société à responsabilité limitée (LLC) est une structure commerciale courante pour les entreprises américaines. Au Canada, les LLC sont traitées de la même manière que toute autre société à des fins fiscales.
Cela limite votre capacité à créer une « entité à flux », ce qui permet d’imposer vos revenus dans un pays mais pas dans l’autre. Cela pourrait créer une situation où vous faites face à une double imposition, alors assurez-vous d’examiner les options de structure de votre entreprise.
5. Le besoin d’un avocat
Lorsque vous décidez d’étendre votre entreprise au Canada, la meilleure chose à faire est d’obtenir des conseils d’experts. Que vous cherchiez à déterminer quelle structure d’entreprise vous convient le mieux ou que vous souhaitiez en savoir plus sur les règlements en matière d’emploi, il est judicieux de demander des conseils.
Une excellente option à considérer est de contacter une organisation professionnelle d’employeurs (PEO) qui opère des deux côtés de la frontière pour faciliter le processus d’expansion.