Faire des affaires au Canada peut s’avérer être un obstacle pour l’expansion des entreprises. Bien que les Canadiens aient beaucoup en commun avec leurs voisins du sud, il existe aussi de nombreuses différences. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne le droit du travail et la gestion de vos employés.
Si vous prévoyez embaucher des Canadiens pour travailler vos opérations, gardez ces cinq différences en tête.
1. Paie pour faire des affaires au Canada
La paie est déjà assez confuse aux États-Unis. Lorsque vous franchissez la frontière vers le Canada, un tout nouvel ensemble de règles entre en jeu.
À première vue, la paie canadienne peut ne pas sembler si différente de celle de son homologue américain. Vous calculez combien vous devez à vos employés, vous faites certaines déductions, et vous les remettez à l’Agence du revenu du Canada.
Malheureusement, ce n’est pas si simple. La loi canadienne impose des pénalités différentes, des calendriers de paiement variés, et même des obligations de tenue de dossiers différentes aux employeurs. Vous devez être conscient de toutes ces différences lorsque vous administrez la paie.
2. Les congés fériés et les congés payés sont obligatoires
Une autre différence majeure entre la rémunération des employés aux États-Unis et au Canada est la rémunération des congés et congés. Aux États-Unis, ces deux options sont presque entièrement optionnelles. Si vous voulez payer vos employés pour un congé ou leur accorder deux semaines de congés payés, c’est votre choix.
Au Canada, les deux sont obligatoires. Certains jours fériés sont considérés comme statutaires, ce qui signifie que les employés doivent avoir congé et être payés pour cette journée.
Les vacances payées ne sont pas non plus optionnelles. Les employeurs doivent mettre de côté un certain montant, souvent équivalent à un pourcentage du salaire ou du revenu moyen de l’employé. Cela sert ensuite à financer le droit aux congés de l’employé.
Les taux de rémunération pour les jours fériés et les vacances, ainsi que le nombre de congés, sont fixés par les provinces. Cela signifie que les règles varient d’un endroit à l’autre. Un employé au Québec sera payé différemment de celui qui travaille en Ontario ou en Colombie-Britannique.
3. L’assurance maladie est complémentaire
La Loi sur les soins abordables a créé une obligation pour les employeurs américains d’offrir une assurance maladie à leurs employés. Les employeurs peuvent toujours choisir le régime qu’ils offrent et le fournisseur avec lequel ils collaborent. L’assurance santé peut servir d’incitatif pour embaucher les bons talents.
Au Canada, la situation est assez différente. Les employés canadiens préfèrent toujours les employeurs qui offrent une assurance maladie dans le cadre de leurs prestations, mais les polices sont considérées comme complémentaires. La plupart des Canadiens sont couverts par le système financé par l’État, donc leur assurance privée couvre généralement les frais médicaux que les programmes provinciaux ne couvrent pas.
Vos employés canadiens ne seront probablement pas intéressés par les soins hospitaliers ou la couverture pour une visite chez le médecin. Cherchez plutôt des moyens de leur offrir une couverture pour les soins dont ils ont besoin, comme des visites chez le dentiste, des soins oculaires ou des médicaments sur ordonnance.
4. Congé payé et non payé
Une autre différence que rencontrent les employeurs américains lorsqu’ils font des affaires au Canada est l’ensemble robuste de congés payés et non payés auxquels les travailleurs canadiens ont droit. Bien que cela varie selon la province, presque tous les employés canadiens ont droit à une forme de congé payé ou non payé.
Le congé parental, par exemple, est couvert jusqu’à 18 mois par le programme fédéral d’assurance-emploi.
5. L’emploi à volonté n’existe pas
L’une des différences les plus frappantes pour les employeurs américains opérant au Canada est la relation entre employeurs et employés. Aux États-Unis, l’emploi est considéré comme « à volonté ». Soit l’employeur, soit l’employé peut mettre fin à la relation sans s’inquiéter.
Ce n’est pas le cas au Canada, où les employeurs doivent fournir un préavis ou une compensation adéquats aux employés lors de leur congédiement.
Ce ne sont là que quelques-unes des différences que vous trouverez lorsque vous faites des affaires au Canada. Travailler avec un PEO peut vous aider à naviguer dans ces enjeux et à faire prospérer votre entreprise au nord de la frontière.