Ce que les entrepreneurs canadiens travaillant aux États-Unis doivent savoir (mis à jour 2022)

La possibilité de travailler comme entrepreneur aux États-Unis est une occasion enthousiasmante pour les travailleurs canadiens de découvrir un marché étranger, d’élargir leurs compétences et d’acquérir des connaissances précieuses sur

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La possibilité de travailler comme entrepreneur aux États-Unis est une occasion enthousiasmante pour les travailleurs canadiens de découvrir un marché étranger, d’élargir leurs compétences et d’acquérir des connaissances précieuses sur les pratiques commerciales américaines. Malheureusement, de nouvelles occasions pour les Canadiens de travailler au sud de la frontière ont été perturbées par la pandémie en raison de la fermeture des frontières internationales et des directives de voyage strictes. Téléchargez notre guide gratuit sur les 7 défis auxquels les entreprises font face lors de leur expansion aux États-Unis Mais grâce au déploiement des vaccins et à la diminution des cas signalés , à la réouverture des frontières et au retour des pays à leurs activités normales, l’opportunité de travailler à l’étranger est redevenue possible. Les entrepreneurs canadiens envisagent de nouveau de travailler aux États-Unis comme option viable. Les lois et règlements du travail aux États-Unis diffèrent de ce à quoi les Canadiens sont habitués, la rémunération, par exemple, peut être très différente. Il y a d’autres considérations à prendre en compte lors de la planification d’un travail à l’étranger. Ils devraient développer une compréhension des responsabilités des employés et de l’employeur aux États-Unis. C’est particulièrement vrai pour les travailleurs contractuels. En tant que citoyen canadien travaillant aux États-Unis pour un employeur américain, savoir naviguer dans deux systèmes juridiques différents peut être déroutant. Pour mieux comprendre tout cela, voici quelques points à savoir lorsque vous cherchez des opportunités de travail aux États-Unis.

Accords de non-concurrence

Il existe des différences assez importantes entre les États-Unis et le Canada en ce qui concerne les lois du travail, et en particulier les accords de non-concurrence. Bien que des ententes de non-concurrence existent au Canada, et que les employeurs canadiens aient le droit de vous demander d’en signer une, ils n’ont pas du tout l’influence qu’ils ont aux États-Unis. Au Canada, bien qu’on vous demande de signer un accord de non-concurrence, ils sont rarement appliqués, car le gouvernement canadien les a jugés en violation des droits des travailleurs. Ce n’est pas le cas aux États-Unis, où les accords de non-concurrence sont exécutoires et incroyablement courants. Si vous êtes un Canadien contractant pour une entreprise américaine et qu’on vous demande de signer un accord de non-concurrence, il est important que vous compreniez les implications de cet accord. Si vous choisissez de conclure un accord de non-concurrence, entre autres, vous êtes interdit de discuter de secrets commerciaux et vous n’êtes pas autorisé à trouver un emploi (aux États-Unis) dans un domaine similaire pendant la période prévue dans votre contrat. Le non-respect de cet accord peut entraîner des poursuites judiciaires.

Mauvaise classification

Si vous allez travailler aux États-Unis, vous devez être correctement classifié et correctement rémunéré par votre employeur américain. Beaucoup d’employeurs classent délibérément à tort leurs employés comme travailleurs contractuels, même s’ils travaillent aux mêmes heures et dans les mêmes conditions qu’un employé à part entière. Cela profite à l’employeur car, en tant que travailleur contractuel, il n’est pas obligé de vous offrir les avantages qu’il serait légalement tenu d’accorder à un employé régulier, comme les jours fériés payés. Si vous êtes travailleur autonome, vous avez certains droits que vous devriez pouvoir exercer, notamment la possibilité de fixer vos propres heures ou de sous-traiter votre travail à d’autres. Les employeurs qui vous ont embauché pour accomplir le travail d’un employé régulier, mais qui vous ont classé comme travailleur contractuel indépendant, enfreignent gravement les lois canadiennes du travail, applicables par l’Agence du revenu du Canada (ARC). Si vous avez été mal classé, vous n’êtes pas correctement indemnisé et ne recevez pas la liste complète des prestations auxquelles vous avez droit.

Avoir les bons papiers

L’accord de l’USMCA entre les États-Unis, le Canada et le Mexique a remplacé l’accord de l’ALENA à la mi-2020. Parmi plusieurs autres avantages, cela signifie que les Canadiens ayant obtenu un contrat ou un poste dans une profession admissible peuvent travailler aux États-Unis sous un statut non-immigrant de l’ALENA du TN. Si quelqu’un est admissible au statut non-immigrant TN ALENA, il n’a pas à demander un visa TN dans un consulat américain, mais doit plutôt fournir les documents requis dans certains points d’entrée américains désignés par la CBP. Il est toutefois recommandé d’obtenir le visa avant d’arriver à la frontière afin d’éviter toute complication. Les non-immigrants du TN sont autorisés à rester aux États-Unis pour une période allant jusqu’à trois ans, moment où ils devront demander une prolongation à leur employeur ou retourner au Canada pour recommencer le processus. Il est toutefois important de noter que si vous effectuez des travaux contractuels aux États-Unis sous la catégorie TN, vous êtes considéré comme un citoyen canadien vivant temporairement à l’extérieur du Canada, et vous devez continuer à payer à la fois les taxes provinciales et fédérales. Pour ceux qui ne sont pas admissibles à un visa TN, il existe le visa H-1B pour les citoyens canadiens ayant des offres d’emploi ou des contrats aux États-Unis. Comme pour le visa TN, il y a des exigences minimales pour être admissible à un visa H-1B. Ceux qui détiennent ce visa peuvent rester aux États-Unis pour une période allant jusqu’à trois ans, qui peut être prolongée mais ne peut pas dépasser six ans.

Taxes sur la paie et exemptions

Les entrepreneurs canadiens employés par des entreprises américaines sont toujours tenus de déclarer tous leurs revenus à l’Agence du revenu du Canada (ARC). Les impôts sur le revenu étranger devront être inclus à la ligne 10400 de votre T1. La complexité de la situation de la taxe sur la paie dépendra toutefois de la façon dont l’entrepreneur est classé. Pour les employés à temps plein, les entreprises américaines retiendront automatiquement les taxes sur la paie à un taux d’imposition de 30%. Grâce à la Convention fiscale sur le revenu États-Unis-Canada, les entrepreneurs canadiens auront la possibilité de demander une exemption de cette retenue à la source via le formulaire W-8BEN. Les citoyens canadiens devraient toutefois faire preuve de prudence. Il existe des situations où ils peuvent être considérés comme non-résidents en termes d’impôt sur le revenu. S’ils ont vécu à l’extérieur du Canada pendant toute l’année fiscale ou sont restés au Canada moins de 183 jours durant l’année fiscale, ils ne sont pas considérés comme ayant des liens résidentiels suffisamment forts. Aux États-Unis, les travailleurs indépendants sont responsables de leurs propres taxes sur la paie. Cela simplifie les choses pour le contractuel canadien, mais il sera seul responsable de suivre ses revenus et de les déclarer à l’ARC lors de la déclaration de son T1.

Avantages pour la santé

Les travailleurs autonomes sont responsables de bien plus que de leurs taxes sur la paie aux États-Unis. Les entreprises américaines ne sont pas obligées d’offrir des avantages sociaux aux contractuels de la même manière qu’ils le sont avec leurs homologues à temps plein — peu importe la durée du contrat. Si le contractuel canadien est classé comme travailleur autonome auprès de l’organisation avec laquelle il travaille, il devra offrir ses propres prestations de santé. Pour les citoyens canadiens, une assurance voyage peut être souscrite et utilisée pour couvrir toutes les dépenses médicales pendant le travail de l’autre côté de la frontière.

Considérations liées à la COVID

Bien que le Canada et les États-Unis aient assoupli les réglementations strictes sur les voyages transfrontaliers et le travail, les implications de la COVID-19 influenceront probablement les considérations à considérer lors du travail à l’étranger pendant un certain temps. Selon la façon et le moment où vous espérez commencer à travailler aux États-Unis et dans votre domaine, il peut être nécessaire de prouver que vous êtes entièrement vacciné . Depuis avril 2022, les personnes entrant aux États-Unis par un port terrestre doivent attester verbalement de leur statut vaccinal et potentiellement présenter une preuve de vaccination. Vous devrez également considérer les exigences pour rentrer au Canada une fois votre contrat terminé — ou pour toute visite à la maison pendant le contrat. Toute personne entrant au Canada, même les citoyens canadiens, doit utiliser ArriveCAN avant d’arriver à la frontière via un port terrestre ou lors de l’embarquement de son vol. Une preuve de vaccination est requise. Bien que la pandémie ait rendu le travail aux États-Unis en tant que Canadien plus difficile que jamais, elle a aussi entraîné une explosion d’opportunités de travail à distance. Les entrepreneurs canadiens peuvent travailler pour des entreprises américaines tout en restant chez eux. Travailler au Canada demande toutefois quelques considérations supplémentaires de la part des employeurs. Ils doivent maintenant s’assurer que les entrepreneurs travaillant au Canada sont payés légalement et adéquatement selon la législation fiscale et du travail canadienne. La façon la plus simple d’y parvenir est de faire appel à un employeur responsable (EOR) pour la paie et la conformité au Canada. Cette option est idéale pour les entrepreneurs qui souhaitent concilier les défis actuels du travail international avec les opportunités offertes par le travail pour une entreprise américaine. Ce que les entreprises américaines doivent savoir sur le paiement des employés au Canada

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